Selon Josephine Wolff, experte en cybersĂ©curitĂ©, le marchĂ© de la cyberassurance fait face Ă des problĂšmes de croissance, car les systĂšmes informatiques sont de plus en plus intĂ©grĂ©s dans tous les aspects de lâentreprise et de la criminalitĂ©. Elle explique que les assureurs nâont pas de dĂ©finition claire de la cybercriminalitĂ© et travaillent dans un secteur non rĂ©glementĂ©, sans soutien adĂ©quat de la part des dĂ©cideurs politiques. Lâauteur guide les lecteurs Ă travers les dĂ©fis complexes des cybermenaces Ă©mergentes, tout en Ă©mettant des suggestions quant Ă la maniĂšre de mieux attĂ©nuer lâimpact des cyberattaques Ă grande Ă©chelle.
Les risques cyber posent de nouveaux défis complexes aux assureurs et augmentent la vulnérabilité des entreprises.
NotPetya, lâun des malwares les plus dangereux au monde, a paralysĂ© les systĂšmes informatiques de grandes entreprises amĂ©ricaines en 2017, notamment le fabricant de biens de consommation Reckitt Benckiser et lâentreprise de fabrication de produits apĂ©ritifs Mondelez International, basĂ©e Ă Deerfield, dans lâIllinois. NotPetya a aussi pris le contrĂŽle de 10 % des ordinateurs en Ukraine, soulevant des soupçons dâimplication militaire russe. Lâassureur Zurich a nĂ©anmoins refusĂ© dâindemniser Mondelez, au prĂ©texte quâil nâĂ©tait pas responsable des dommages ou des pertes causĂ©s par des « actes hostiles ou belliqueux en temps de paix ou de guerre ». La logique du refus de Zurich Ă©tait nĂ©buleuse : une cyberattaque contre le fabricant amĂ©ricain de biscuits Oreo et de Ritz Crackers constituait-elle un acte de guerre ? Lâaffaire nâest toujours pas tranchĂ©e aujourdâhui, alors que Zurich a engagĂ© des nĂ©gociations de rĂšglement extrajudiciaire, mais elle illustre la complexitĂ© et lâambiguĂŻtĂ© qui prĂ©valent dans le secteur de la cyberassurance.
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